Tuesday, August 13, 2013

(Fr) Trois roquettes sur Eilat, une interceptée par le dôme de fer


Le système de défense Dôme de fer, déployé en juillet à Eilat, a intercepté une roquette visant une zone d'habitation de la ville, dans la nuit de lundi à mardi. Trois Israéliens, en état de choc après l'explosion en vol, ont été pris en charge par le service d'ambulance national Magen David Adom.

Un groupe salafiste du Sinaï a revendiqué l'attaque. Ce groupe, Ansar Beit Al-Makdis a déjà été visé, selon les médias étrangers, par l'armée israélienne vendredi alors que ses membres s'apprêtaient à tirer sur Israël.
Au total il semble que trois roquettes aient été tirées sur la ville balnéaire du sud d'Israël, deux ont explosé à l'extérieur de la ville. Il s'agit de la première fois qu'une alerte aérienne est entendue dans la ville.

Au total il semble que trois roquettes aient été tirées sur la ville balnéaire du sud d'Israël, deux ont explosé à l'extérieur de la ville. Il s'agit de la première fois qu'une alerte aérienne est entendue dans la ville.

Peu de temps avant l'interception, une sirène a été entendue dans la ville, remplie de touristes en pleine saison estivale. Les résidents ont indiqué avoir entendu les échos de autres deux explosions. L'armée israélienne et la police recherchent encore les débris des deux autres roquettes. L'aéroport d'Eilat, déjà fermé quelques heures jeudi par l'armée, a de nouveau fermé pendant deux heures en raison de la menace pour les avions.

Noy, 22 ans, employé par un hôtel de la ville, a expliqué à i24news avoir entendu plusieurs explosions.
"Les gens couraient dans les escaliers après que la sirène a été activée" afin d'atteindre l'abri à l'étage inférieur, a-t-il raconté. "Pendant la sirène nous avons entendu les explosions."

Une touriste, interrogée par le quotidien Haaretz, a pourtant affirmé que les deux explosions à l'extérieur de la zone urbaine auraient été entendues avant le déclenchement de la sirène. "Nous avons cru qu'il s'agissait d'une météorite" a-t-elle expliqué.

Le maire d'Eilat, Meir Yizhak Halevi, a déclaré à la radio israélienne ne pas avoir observé d'exode des touristes après les explosions nocturnes, même si la multiplication des tirs sur la ville menace son industrie touristique. "A mon grand regret", a-t-il ajouté, "la ville est déjà habituée à ce genre d'incidents, et ces dernières semaines, nous sentons la tension dans la région".

Tsahal, qui a déployé une batterie du Dôme de fer à Eilat en pleine saison touristique, a mis en place un système relié aux capteurs installés sur la frontière israélo-égyptienne, une reconnaissance implicite d'une menace accrue du Sinaï.

Ce n'est pas la première fois qu'Eilat subit des tirs de roquettes cet été. Il y a environ un mois, une roquette a été tirée depuis le Sinaï en territoire israélien, et cinq jours plus tard Tsahal a découvert une roquette dans un terrain vague près d'Eilat. En avril dernier déjà, 2 roquettes avaient été tirées sur la ville, ne causant ni blessé ni dommage.

La ville balnéaire, destination touristique majeure pour Israël, a été plusieurs fois la cible de tirs de roquettes depuis la chute du président égyptien Hosni Moubarak en 2011. Ces tirs se sont néanmoins intensifiés ces derniers mois, et notamment depuis la destitution de l’ancien président Mohamed Morsi.

L'armée égyptienne mène depuis des combats contre les djihadistes islamiques dans la péninsule du Sinaï et les forces de sécurité égyptiennes ont annoncé mercredi y avoir arrêté 103 combattants et avoir tué 60 autres depuis le 3 juillet. Le journal égyptien Al-Shorouk avait rapporté jeudi dernier une alerte générale des forces égyptiennes dans le Sinaï en raison de l'Aïd al-Fitr, qui marque la fin du Ramadan.

Selon des média étrangers, Israël serait derrière un raid en Egypte vendredi dernier, sur la ville de Rafah, qui aurait éliminé une cellule terroriste qui s'apprêtait à tirer sur Israël. Suite à cet incident, les salafistes du Sinaï auraient appelé à tirer sur Israël et à venger les "martyrs". Le Jihad islamique palestinien a notamment appelé à une alliance avec les combattants d'Al-Qaïda présents dans la péninsule.

Le site d’information Daily Beast, citant des sources du renseignement américain, a de son côté rapporté samedi que des dirigeants d’Al-Qaïda basés dans le Sinaï auraient pris part à la conversation téléphonique à l’origine de la fermeture des ambassades occidentales au Moyen-Orient.
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